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Attention, biodiversité en vue

Parc François-Mitterrand, la ville a consacré des espaces spécifiques pour permettre le développement de la faune et flore locales.

Dossier Biodiversité

Vous les avez sûrement déjà remarquées ces herbes hautes, comme laissées à l’abandon, dans le parc François-Mitterrand. Ces grandes herbes dont les épis se font caresser par le vent lors des nuits d’été orageuses. Il ne s’agit pas d’un espace laissé en jachère (aucune culture n’y est prévue) mais d’un espace traité en fauchage tardif. Une technique d’entretien des espaces verts mis en place pour protéger la flore locale et les espèces animales briardes.

De véritables garde-mangers

Dans ces espaces, les plantes poussent librement. Elles montent, se développent et constituent alors un véritable abri pour les insectes locaux, malheureusement mis en danger par l’utilisation de produits phytosanitaires. Les prédateurs sont aussi aux anges puisqu’ils trouvent une véritable source de nourriture ! Chauve-souris, mésanges charbonnières y font ainsi leur réapparition. Ces mêmes chauves-souris qui mangent les papillons de nuit des chenilles processionnaires. En respectant la faune et la flore locales, on permet la régulation des espèces sans l’intervention de l’homme ou l’utilisation de produits chimiques nocifs.

Une flore incroyable

En plus de protéger la faune, ces espaces préservent la flore locale. De nombreuses espèces s’y développent. Que ce soit les orchidées sauvages locales ou des plantes plus communes, chacune a son rôle. Ne les cueillez pas, ne les transplantez pas dans votre jardin. Elles en mourraient et vous seriez responsables de la perte d’une espèce. En se développant, la flore nourrit les insectes dont nos abeilles. Saviez-vous que les plantes annuelles que vous achetez dans le commerce sont la plupart stériles ?
Cela signifie qu’elles ne peuvent se reproduire (vous obligeant à en racheter chaque année) et n’ont pas de pollens à offrir aux abeilles qui meurent de faim. Ici, les abeilles sont nourries aisément. Une fois montées en graines, elles sèment leurs descendances dans la terre, nourrissant alors au passage de nouveaux animaux, comme les oiseaux.

Une cohabitation en bonne intelligence

Le fauchage a lieu en deux temps. Le premier, au niveau du pas de tir du feu d’artifice, se fait fin juin, début juillet pour des mesures de sécurité. Le second est organisé en octobre, juste avant les premières gelées. Bien que peu intrusive, la fauche est nécessaire afin que la broussaille ne reprenne ses droits. L’herbe fauchée sera laissée sur place de manière à nourrir le sol. Cela permet aussi de supprimer des allers-retours au SIVOM, et réduit les coûts. D’ailleurs, la ville utilise cette technique dite du Mulching sur l’ensemble de ses pelouses. Vous pouvez ainsi voir des petits morceaux d’herbe coupée sur les pelouses tondues. Une manière de réduire nos déchets verts, notre empreinte écologique et de développer la richesse de nos sols. Quand le service des espaces verts coupe des branches, les agents les broyant sur place et utilise alors les copeaux comme paillage. « Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme, » écrivait Antoine Lavoisier.
Engagée dans une démarche environnementale, la ville a choisi d’aller encore plus loin dans la réglementation des produits phytosanitaires. Alors que la loi permet encore leur utilisation dans les cimetières et les terrains de sport, la ville a choisi de ne plus en utiliser du tout.
Un véritable engagement qui demande une rigueur importante de la part des agents. Grâce au brûleur et de manière régulière, ils arpentent la ville. Objectif ? Permettre la cohabitation heureuse entre l’homme et la flore.

Vous aussi, tentez l’aventure

Vous êtes sensibles au sort des abeilles ? La disparition des hérissons ne vous convient pas ? Alors, vous aussi tentez le fauchage tardif sur un petit espace de votre jardin. Quelques mètres carrés suffisent. Peu de choses sont à faire. La nature reprend vite ses droits. Fauchez à l’automne à environ 5/8 cm du sol. Laissez également un petit tas de feuilles mortes pour que les hérissons y trouvent abri. Quelques tronçons de bois au fond du jardin feront de merveilleuses cachettes pour les insectes qui ont tendance à bouder les commerciaux hôtels à insectes… Et n’hésitez pas à nous faire part de vos retours ! Les animaux et végétaux locaux vous disent déjà merci !

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